Les « barèmes 2011 du prêt à taux zéro + » désignent le premier dispositif de PTZ+, applicable aux offres de prêt émises à compter du 1er janvier 2011. Il a remplacé l’ancien prêt à taux zéro et visait à soutenir l’accession à la propriété, avec un avantage renforcé pour les logements neufs économes en énergie.
Le prêt ne correspondait ni à un pourcentage automatique du prix d’achat ni à une enveloppe versée librement. Son montant se calculait à partir du coût retenu de l’opération, limité par un plafond selon la zone géographique et le nombre de personnes destinées à habiter le logement. Une quotité était ensuite appliquée, plus favorable pour les logements répondant au label BBC 2005.
Quels étaient les plafonds de coût retenus pour le PTZ+ 2011 ?
Avant de calculer le prêt, la banque retenait le montant le plus faible entre le coût total de l’opération et un plafond réglementaire. Ces plafonds variaient selon quatre zones de tension du marché : A, B1, B2 et C. La zone A regroupait notamment les marchés les plus tendus ; la zone C visait les secteurs les moins tendus. Le nombre d’occupants pris en compte était celui des personnes destinées à vivre dans le logement à titre de résidence principale.
| Zone | 1 personne | 2 personnes | 3 personnes | 4 personnes | 5 personnes et plus |
|---|---|---|---|---|---|
| A | 145 000 € | 202 500 € | 245 000 € | 290 000 € | 333 500 € |
| B1 | 120 000 € | 168 000 € | 204 000 € | 240 000 € | 276 000 € |
| B2 | 110 000 € | 154 000 € | 187 000 € | 220 000 € | 253 000 € |
| C | 100 000 € | 140 000 € | 170 000 € | 200 000 € | 230 000 € |
Ainsi, pour un couple achetant en zone B1, la base de calcul ne pouvait pas dépasser 168 000 €, même si le projet coûtait davantage. À l’inverse, si l’opération coûtait 150 000 €, c’est ce montant réel qui servait de base. Le PTZ+ était donc mécaniquement limité sur les opérations les plus chères.
Comment calculait-on le montant du PTZ+ 2011 ?
La formule était simple dans son principe : montant du PTZ+ = coût retenu × quotité. Le coût retenu était plafonné par le tableau précédent. La quotité dépendait ensuite de la performance énergétique du logement et de sa localisation. Le PTZ+ ne finançait pas la totalité du projet : il complétait un prêt immobilier principal et, le cas échéant, un apport personnel ou d’autres prêts aidés.
| Performance du logement | Zone A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| Logement répondant au BBC 2005 | 40 % | 40 % | 40 % | 40 % |
| Logement ne répondant pas au BBC 2005 | 30 % | 30 % | 20 % | 20 % |
Prenons un achat pour deux personnes en zone B1, dont le coût retenu atteint le plafond de 168 000 €. Avec un logement BBC 2005, le prêt à taux zéro pouvait atteindre 67 200 € : 168 000 € × 40 %. Pour un logement non BBC dans cette même zone, le plafond théorique était de 50 400 €, soit 168 000 € × 30 %. Le reste du prix, les frais et les travaux éventuels devaient être couverts par les autres ressources du plan de financement.
Quels logements pouvaient être financés par le PTZ+ en 2011 ?
Le régime de 2011 était principalement tourné vers le logement neuf. Il pouvait s’agir d’une maison à construire, d’un logement acheté en VEFA, c’est-à-dire sur plan, ou d’un logement neuf achevé. L’objectif était double : encourager la construction et favoriser des logements mieux performants sur le plan énergétique, d’où le niveau de quotité unique de 40 % pour le BBC 2005.
Le logement devait devenir la résidence principale de l’emprunteur. En pratique, il ne pouvait donc pas financer un investissement locatif, une résidence secondaire, un pied-à-terre ou une opération de marchand de biens. Certaines acquisitions dans le parc social pouvaient relever de règles particulières ; elles devaient être examinées à partir du cadre réglementaire applicable à l’offre de prêt et de la situation précise de l’acquéreur.
BBC 2005 ou logement non BBC : ce que changeait le barème
Logement BBC 2005
- Quotité de 40 % dans toutes les zones
- Montant de PTZ+ plus élevé à coût identique
- Projet neuf répondant au niveau BBC alors en vigueur
- Effort de construction ou d’achat souvent plus élevé
Logement non BBC
- Quotité de 30 % en zones A et B1
- Quotité réduite à 20 % en zones B2 et C
- Écart de financement marqué dans les zones moins tendues
- Coût global du logement à comparer avec l’aide obtenue
Qui pouvait obtenir un PTZ+ en 2011 ?
Le PTZ+ restait un prêt d’accession destiné aux primo-accédants. Le principe était de ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant l’offre de prêt. Des dérogations existaient notamment dans certaines situations de handicap, d’invalidité ou de catastrophe ayant rendu le logement inhabitable. Le prêteur demandait les justificatifs nécessaires, notamment les avis d’imposition et les éléments relatifs à l’occupation antérieure.
La grande particularité du PTZ+ de 2011 était l’absence de plafond de ressources pour accéder au dispositif. Cela ne signifiait pas que les revenus étaient ignorés. Ils déterminaient les conditions de remboursement, notamment la durée totale et l’existence d’une phase de différé. Les revenus retenus étaient appréciés selon les règles alors applicables, à partir notamment du revenu fiscal de référence et de la composition du foyer.
Comment le remboursement du PTZ+ était-il organisé ?
Le PTZ+ ne portait pas d’intérêts ni de frais de dossier liés au prêt aidé lui-même, mais il était remboursable. Les conditions de remboursement dépendaient de tranches de revenus, de la zone et de la situation du ménage. Les durées pouvaient aller, selon les cas, jusqu’à 30 ans. Les foyers les plus modestes pouvaient bénéficier d’un différé : ils remboursaient d’abord leur prêt bancaire principal, puis commençaient ou accentuaient le remboursement du PTZ+ à une phase ultérieure.
Cette architecture devait être lue avec prudence. Un différé améliore la mensualité au départ, période où l’installation dans le logement génère souvent d’autres dépenses. Mais il reporte une partie de l’effort de remboursement. Lorsque les échéances du PTZ+ commencent, elles s’ajoutent ou se substituent à celles du prêt principal selon l’échéancier. L’emprunteur devait donc analyser le budget sur toute la durée, et non seulement la première mensualité.
La méthode de calcul à appliquer aux dossiers de 2011
Identifier la zone du bien
Vérifiez le zonage réglementaire applicable à la commune à la date de l’offre de prêt : A, B1, B2 ou C.
Compter les occupants du logement
Retenez les personnes destinées à vivre dans la résidence principale afin de sélectionner le plafond de coût correspondant.
Déterminer le coût retenu
Comparez le coût de l’opération avec le plafond réglementaire : la base est toujours le montant le plus faible.
Vérifier le niveau énergétique
Distinguez un logement répondant au BBC 2005 d’un logement non BBC pour choisir la quotité de 40 %, 30 % ou 20 %.
Calculer le prêt théorique
Multipliez le coût retenu par la quotité, puis intégrez le résultat au plan de financement bancaire complet.
Contrôler l’échéancier
Examinez les phases de différé et de remboursement avec la banque, en tenant compte des revenus futurs et des autres crédits.
Quels pièges faut-il éviter en consultant les anciens barèmes ?
Premier piège : confondre le prix du bien et la base retenue. Un plafond de coût limitait le calcul, même dans les zones où les prix étaient largement supérieurs. Deuxième piège : appliquer la quotité de 40 % à tout logement neuf. Cette quotité était liée au respect du BBC 2005, une norme aujourd’hui remplacée par d’autres référentiels réglementaires. Le certificat ou les documents techniques étaient donc déterminants dans un dossier de l’époque.
Troisième piège : oublier que le PTZ+ était attaché à la résidence principale. Une mise en location prématurée pouvait entraîner des conséquences sur le prêt, sauf situations prévues par la réglementation, telles que certaines mobilités professionnelles ou événements de vie. Enfin, les conditions ont changé très rapidement après 2011 : les règles adoptées pour les millésimes suivants ont pu restreindre l’accès à certains biens, modifier les quotités ou réintroduire des conditions de ressources.
Pour relire un acte de vente, un plan de financement ancien ou un tableau d’amortissement, la bonne référence est l’offre de prêt signée, complétée par la réglementation applicable à sa date d’émission. La banque prêteuse, le notaire pour les éléments immobiliers et, si nécessaire, un courtier ou un conseiller juridique peuvent reconstituer les règles réellement opposables au dossier.
Le bon réflexe consiste à séparer le barème théorique du montant effectivement accordé : le premier fixe un maximum, le second dépend aussi du dossier bancaire et de l’offre signée.
Questions fréquentes sur le PTZ+ 2011
Quel était le montant maximum du PTZ+ en 2011 ?
Le PTZ+ 2011 était-il réservé aux ménages modestes ?
Peut-on encore demander les barèmes du PTZ+ de 2011 à sa banque ?
Pourquoi le logement BBC donnait-il droit à un PTZ+ plus élevé ?
Le PTZ+ 2011 pouvait-il financer un logement ancien ?
Comment savoir dans quelle zone était classée une commune en 2011 ?
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