Le risque d’accessibilité au plomb désigne la possibilité qu’un occupant, et surtout un jeune enfant, entre en contact avec du plomb présent dans des peintures ou revêtements. Une couche ancienne contenant du plomb, parfaitement recouverte et stable, n’expose pas de la même façon qu’une peinture écaillée sur une fenêtre, une porte ou une plinthe. Le danger apparaît lorsque des écailles sont ingérées ou lorsque le frottement des surfaces crée des poussières contaminées.
Le document à lire est le constat de risque d’exposition au plomb (CREP), souvent appelé diagnostic plomb. Il ne répond pas seulement à la question « y a-t-il du plomb ? ». Il localise les revêtements mesurés, indique leur état de conservation et signale, le cas échéant, des désordres du bâti qui aggravent le risque. Son interprétation conditionne les travaux, les obligations du bailleur et la bonne information de l’acquéreur.
Le terme d’« accessibilité » ne constitue pas, à lui seul, une classe réglementaire du CREP. C’est une grille de lecture concrète : un revêtement est-il à portée de main ou de bouche, exposé à l’usure, dégradé, ou susceptible de libérer des poussières ? Pour sécuriser une vente ou une location, il faut croiser cette question avec les résultats de mesure et l’état réel du logement au jour du diagnostic.
Que mesure réellement le diagnostic plomb ?
Le CREP recherche le plomb dans les revêtements du logement : peintures des murs, plafonds, portes, fenêtres, volets, plinthes, radiateurs ou éléments métalliques peints. Le diagnostiqueur certifié utilise généralement un appareil à fluorescence X capable de mesurer sans arracher la peinture. Il examine les unités de diagnostic, c’est-à-dire chaque élément ou surface homogène susceptible de comporter un revêtement distinct.
Le seuil réglementaire de référence est fixé à 1 mg/cm². En dessous, le revêtement est considéré comme ne contenant pas de plomb au sens du CREP. Au-dessus ou à ce seuil, il est positif. Cette mesure ne dit toutefois pas à elle seule si l’occupant est exposé : le rapport doit aussi qualifier l’état du revêtement et identifier les zones qui peuvent devenir émissives.
Dans quels cas le CREP est-il obligatoire en vente ou en location ?
Le CREP concerne les immeubles ou parties d’immeubles à usage d’habitation construits avant le 1er janvier 1949. En cas de vente, il est annexé à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique. En location, il est intégré au dossier de diagnostic technique remis avec le bail d’habitation. Les parties communes d’un immeuble ancien peuvent également devoir faire l’objet d’un CREP, notamment pour éclairer les copropriétaires sur les cages d’escalier, couloirs et autres zones collectives.
Lorsque le rapport ne révèle aucun revêtement contenant du plomb au seuil réglementaire, sa durée de validité est illimitée, sous réserve que le bien et les règles applicables n’aient pas changé. En présence de plomb, le CREP produit pour une vente est valable un an ; celui annexé à un bail est valable six ans. Ces durées et obligations doivent être vérifiées à la date de signature, car la réglementation peut évoluer.
| Situation | Bien concerné | Document à remettre | Validité si plomb détecté | Validité si absence de plomb |
|---|---|---|---|---|
| Vente | Logement d’avant 1949 | Promesse ou acte de vente | 1 an | Illimitée |
| Location | Logement d’avant 1949 | Bail d’habitation | 6 ans | Illimitée |
| Parties communes | Immeuble d’avant 1949 | Information de la copropriété | À vérifier selon le cas | À vérifier selon le cas |
| Travaux | Revêtements anciens | Évaluation complémentaire recommandée | Selon nouveau constat | Selon nouveau constat |
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