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PTZ+ 2013, comment ça marche ?

Le PTZ+ 2013 finance sans intérêts une part de l’achat ou de la construction d’une résidence principale neuve, sous plafonds de ressources et selon la zone du bien ; ce dispositif historique ne peut plus être souscrit aujourd’hui.

Couple examinant un plan de financement dans un appartement neuf avant un achat de résidence principale.
Couple examinant un plan de financement dans un appartement neuf avant un achat de résidence principale.

Le PTZ+ 2013 était un prêt immobilier sans intérêts, soutenu par l’État, destiné à compléter le financement de la résidence principale des ménages qui n’avaient pas été propriétaires de leur logement au cours des deux années précédentes. Il ne finançait jamais l’intégralité d’une acquisition : un prêt bancaire principal et, le plus souvent, un apport restaient nécessaires.

Pour les offres de prêt émises en 2013, le dispositif a été recentré sur le logement neuf et la construction, avec une exigence de performance énergétique. Son montant dépendait de la zone géographique, de la composition du foyer et du coût retenu de l’opération. Les règles ci-dessous décrivent donc un régime historique, et non le PTZ applicable aujourd’hui.

L’avantage est simple en apparence : aucune rémunération n’est due sur le capital prêté. Mais l’accès au dispositif reposait sur plusieurs vérifications cumulatives : statut de primo-accédant, ressources, destination du bien, zonage et montage de financement. Une erreur sur un seul de ces éléments pouvait conduire au refus du prêt.

Qui pouvait obtenir le PTZ+ en 2013 ?

Le bénéficiaire devait, en principe, être primo-accédant : aucun des futurs occupants du logement ne devait avoir été propriétaire de sa résidence principale pendant les deux années précédant l’offre de prêt. Le contrôle portait sur la résidence principale, pas sur la détention éventuelle d’un bien locatif, d’une résidence secondaire ou d’une quote-part successorale sans usage de résidence principale.

Des dérogations existaient notamment pour une personne titulaire d’une carte d’invalidité, bénéficiaire de certaines allocations liées au handicap, ou dont la résidence principale était devenue inhabitable à la suite d’une catastrophe naturelle ou technologique reconnue. Ces situations devaient être justifiées au dossier. Elles ne dispensaient ni des plafonds de ressources ni des autres conditions du PTZ+.

Le logement financé devait devenir la résidence principale de l’emprunteur, généralement dans l’année suivant l’achat ou l’achèvement de la construction. La résidence principale est le logement occupé au moins huit mois par an, sauf impératif professionnel, raison de santé ou cas de force majeure. L’occupation devait ensuite être maintenue pendant la période réglementaire, en principe six ans.

Quels projets entraient réellement dans le PTZ+ 2013 ?

Projet éligible en principe

Achat neuf ou construction
  • Logement acheté en VEFA ou achevé depuis peu
  • Maison construite avec acquisition du terrain
  • Respect de la performance énergétique applicable
  • Occupation à titre de résidence principale

Projet exclu en principe

Ancien classique et investissement
  • Appartement ancien sans statut particulier
  • Bien acheté pour être loué immédiatement
  • Résidence secondaire ou pied-à-terre
  • Simple rénovation d’un logement ancien

Quels logements neufs étaient éligibles au PTZ+ 2013 ?

Le recentrage de 2013 excluait l’ancien ordinaire. Étaient notamment concernés l’achat d’un logement neuf, l’acquisition en VEFA — vente en l’état futur d’achèvement — et la construction d’une maison, y compris lorsque l’opération incluait l’achat du terrain. Le logement devait répondre à la réglementation énergétique qui lui était applicable, notamment la RT 2012 pour les constructions soumises à cette norme.

Dans un achat sur plan, l’acquéreur devait vérifier le contrat de réservation, la notice descriptive, la date prévisionnelle de livraison et l’attestation de performance du programme. Pour une maison individuelle, ces pièces relevaient du constructeur ou du maître d’œuvre, mais la banque demandait aussi le permis de construire, le contrat de construction ou les devis, ainsi que le plan de financement du terrain et des travaux.

Un projet dans l’ancien assorti de travaux importants n’ouvrait pas, à lui seul, droit au PTZ+ 2013. C’est un piège fréquent : une rénovation complète peut produire un logement performant, mais elle ne change pas nécessairement sa qualification juridique en logement neuf. Le régime fiscal ou bancaire applicable dépendait de la nature exacte de l’opération, à faire confirmer avant la signature d’un compromis.

Comment le montant du PTZ+ 2013 était-il calculé ?

Le calcul suivait une formule : montant du PTZ+ = coût retenu de l’opération × quotité de zone. Le coût retenu était plafonné par un barème dépendant de la localisation et du nombre d’occupants. Il ne fallait donc pas appliquer le pourcentage au prix total sans vérification : au-delà du plafond, la fraction excédentaire ne produisait aucun PTZ supplémentaire.

Les quotités de 2013 étaient de 33 % en zone A, 26 % en zone B1, 21 % en zone B2 et 18 % en zone C. Le zonage reflétait la tension du marché local. La commune du bien, et non celle de l’emprunteur, déterminait la zone. En cas de doute, le classement officiel de la commune devait être vérifié avec la banque ou le courtier.

Plafonds de coût d’opération retenus pour le calcul du PTZ+ 2013
Zone1 personne2 personnes3 personnes4 personnes5 personnes
A156 000 €218 000 €265 000 €312 000 €359 000 €
B1117 000 €164 000 €199 000 €234 000 €269 000 €
B286 000 €120 000 €146 000 €172 000 €199 000 €
C79 000 €111 000 €134 000 €158 000 €182 000 €

Exemple : un couple achetant un logement neuf en zone B1 pour 210 000 € ne voyait pas la totalité de son prix retenue. Le plafond applicable était de 164 000 €. Son PTZ+ maximal théorique était donc de 42 640 € : 164 000 € × 26 %. Ce montant restait soumis à la validation du dossier, au respect des ressources et aux règles de cumul avec les autres crédits.

Quels plafonds de ressources s’appliquaient en 2013 ?

Les ressources prises en compte correspondaient au revenu fiscal de référence de l’année N-2 de toutes les personnes appelées à occuper le logement. Pour une offre de prêt émise en 2013, il s’agissait donc en principe du RFR 2011, indiqué sur l’avis d’impôt. Les revenus du seul emprunteur ne suffisaient pas si son conjoint, partenaire ou autre occupant devait habiter le bien.

Le dispositif comportait aussi un plancher de ressources : la banque comparait le RFR du foyer avec le neuvième du coût de l’opération. Elle retenait le montant le plus élevé pour apprécier l’éligibilité. Cette règle empêchait qu’un ménage présentant des revenus fiscaux très faibles obtienne mécaniquement un PTZ élevé pour une opération coûteuse.

Plafonds annuels de ressources du PTZ+ 2013
Zone1 personne2 personnes3 personnes4 personnes5 personnes
A36 000 €50 400 €61 200 €72 000 €82 800 €
B126 000 €36 400 €44 200 €52 000 €59 800 €
B224 000 €33 600 €40 800 €48 000 €55 200 €
C22 000 €30 800 €37 400 €44 000 €50 600 €

La taille du ménage était appréciée à la date de l’offre de prêt. Une naissance attendue pouvait être prise en compte sous réserve de justificatifs et de l’acceptation du prêteur. Pour les foyers plus nombreux, un barème spécifique s’appliquait. Les personnes sans avis d’impôt français devaient produire les justificatifs de revenus demandés par l’établissement prêteur.

Comment se remboursait un PTZ+ 2013 ?

Le PTZ+ ne portait pas d’intérêts, mais il constituait une dette à rembourser. Sa durée et l’éventuel différé de remboursement dépendaient des ressources du ménage et de la zone. Les foyers aux revenus les plus modestes pouvaient bénéficier d’un différé plus long ; les ménages situés dans les tranches supérieures remboursaient plus tôt et sur une durée plus courte.

La durée totale pouvait atteindre 25 ans. Pendant le différé, l’emprunteur réglait principalement les échéances du prêt bancaire principal, ainsi que l’assurance emprunteur et les charges liées au logement. Au démarrage du remboursement du PTZ+, la mensualité globale augmentait. Une simulation doit donc intégrer cette seconde phase, plutôt que de s’arrêter à l’effort mensuel des premières années.

Le prêt était accordé par une banque ayant conclu une convention avec l’État, mais l’établissement conservait sa liberté d’appréciation du risque. Le droit au PTZ+ ne valait pas accord automatique du crédit principal : taux d’endettement, revenus pérennes, apport, reste à vivre, garanties et cohérence du projet étaient examinés. Une assurance emprunteur et une sûreté pouvaient générer des coûts, même si le taux du PTZ+ était nul.

Quelles démarches fallait-il suivre pour monter le dossier ?

La méthode de montage d’un PTZ+ 2013

  1. Vérifier la nature du bien

    Confirmer qu’il s’agit d’un logement neuf, d’une VEFA, d’une construction ou du cas particulier d’un logement social vendu à son occupant.

  2. Identifier la zone de la commune

    Faire qualifier l’adresse exacte en zone A, B1, B2 ou C : elle fixe la quotité et les plafonds applicables.

  3. Calculer les ressources du foyer

    Réunir les avis d’impôt et comparer le RFR N-2 au neuvième du coût de l’opération, puis au plafond correspondant.

  4. Chiffrer le besoin global

    Distinguer prix, travaux ou construction, apport, frais annexes, prêt principal, assurance et garantie ; le PTZ+ n’est qu’une ligne du plan.

  5. Déposer le dossier avant l’offre

    Transmettre à la banque les justificatifs d’identité, de revenus, de statut de primo-accédant et les pièces du programme ou de la construction.

La banque demandait généralement les avis d’impôt, bulletins de salaire ou justificatifs de revenus, relevés de comptes, compromis ou contrat de réservation, plans, permis de construire le cas échéant, ainsi que les attestations énergétiques. Le calendrier importait : dans une VEFA, les appels de fonds et la date d’achèvement devaient être compatibles avec les conditions d’occupation du logement.

Peut-on louer ou revendre un logement financé avec le PTZ+ ?

Le bien devait rester la résidence principale de l’emprunteur pendant la période d’occupation exigée. Le mettre en location librement juste après l’achat aurait contrevenu au principe du dispositif. Des exceptions existaient en cas de mobilité professionnelle, chômage de longue durée, divorce, invalidité ou décès, mais elles étaient encadrées et devaient être signalées au prêteur avant tout changement d’usage.

En cas de revente, le remboursement anticipé du prêt pouvait être exigé avec les autres financements, sauf transfert du PTZ+ vers une nouvelle résidence principale accepté par la banque et conforme aux règles alors en vigueur. Le projet de revente devait donc être évoqué très tôt avec l’établissement prêteur : le PTZ+ est attaché à un parcours d’accession, pas à un actif librement mobilisable.

Questions fréquentes sur le PTZ+ 2013

Le PTZ+ 2013 était-il réservé aux primo-accédants ?
Oui, en principe. Aucun occupant du futur logement ne devait avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant l’offre de prêt. Il existait des exceptions ciblées, notamment liées au handicap ou à la destruction de la résidence principale par une catastrophe reconnue.
Quel était le montant maximum du PTZ+ en 2013 ?
Il n’existait pas un montant unique. Le prêt représentait 18 % à 33 % d’un coût d’opération plafonné, selon la zone et le nombre de personnes dans le foyer. Par exemple, un couple en zone B1 était plafonné sur une base de 164 000 €, à laquelle s’appliquait une quotité de 26 %.
Le PTZ+ 2013 finançait-il les frais de notaire ?
Non, il ne fallait pas considérer le PTZ+ comme une enveloppe couvrant automatiquement tous les frais d’achat. Son calcul reposait sur une base réglementaire plafonnée. Les frais d’acquisition, de garantie, d’assurance et les frais bancaires devaient être intégrés séparément dans le budget et financés par l’apport ou les autres prêts.
Pouvait-on acheter un appartement ancien avec le PTZ+ 2013 ?
En règle générale, non. Le dispositif de 2013 était centré sur le neuf, la VEFA et la construction. L’achat d’un logement ancien classique, même avec des travaux importants, ne suffisait pas. L’acquisition par un occupant de certains logements sociaux constituait une exception particulière.
Peut-on encore demander les conditions du PTZ+ 2013 aujourd’hui ?
Non. Les barèmes et conditions de cet article concernent les offres de prêt de 2013. Le PTZ est un dispositif qui a connu plusieurs réformes : zones, types de logements éligibles, plafonds de ressources et quotités ont pu changer. Pour un projet actuel, seule la réglementation applicable à la date de l’offre de prêt compte.

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