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Un rendez-vous immobilier pour tous au Corum de Montpellier du 27 au 29 mars

Du 27 au 29 mars 2025, le Corum de Montpellier accueille un rendez-vous immobilier où acquéreurs, propriétaires et investisseurs peuvent confronter leur projet aux réalités du crédit, des prix, du DPE et des démarches à engager.

Visiteurs consultant un budget d’achat avec des professionnels lors d’un rendez-vous immobilier au Corum de Montpellier.
Visiteurs consultant un budget d’achat avec des professionnels lors d’un rendez-vous immobilier au Corum de Montpellier.

Du 27 au 29 mars 2025, le Corum de Montpellier accueille un rendez-vous consacré à l’immobilier. Pour un visiteur, l’enjeu n’est pas seulement de repérer une annonce ou de prendre des brochures : il s’agit de vérifier si un projet d’achat, de vente, de location ou d’investissement tient réellement avec son budget, son financement et son calendrier.

À la date de publication, l’événement se déroule sur trois jours. Le bon réflexe consiste à arriver avec des questions chiffrées et à comparer les réponses de plusieurs interlocuteurs : banque ou courtier pour la capacité d’emprunt, professionnel de la transaction pour le marché, notaire pour le cadre de l’acquisition, constructeur ou promoteur pour le neuf, administrateur de biens pour la location.

Les horaires, modalités d’accès, liste des exposants et éventuelles conférences ne sont pas précisés dans l’intitulé du rendez-vous : vérifiez-les directement auprès de l’organisateur avant le déplacement. Sur place, gardez un objectif simple : repartir avec des éléments écrits permettant de décider, et non avec une promesse orale difficile à comparer.

À quoi sert concrètement un rendez-vous immobilier au Corum ?

Un même projet mobilise plusieurs compétences qui se croisent rarement au même moment. Un ménage qui cherche sa résidence principale doit relier le prix affiché au coût de l’emprunt, aux frais d’acquisition, aux charges et aux travaux. Un propriétaire vendeur doit confronter son prix souhaité à la demande locale, à l’état énergétique de son bien et au délai de vente acceptable. Un investisseur, lui, doit partir du loyer réellement envisageable, puis retirer toutes les charges avant de parler de rendement.

Ce type de rendez-vous permet de mettre en concurrence les raisonnements. Une estimation commerciale ne remplace pas une analyse notariale ; une simulation bancaire ne valide pas la qualité d’un bien ; un avantage fiscal ne corrige pas un loyer trop optimiste. Demandez donc à chaque interlocuteur sur quelles hypothèses il s’appuie, et ce qui pourrait faire varier son conseil.

Résidence principale ou investissement : deux grilles de décision

Acheter pour habiter

La priorité est l’usage durable du logement.
  • Temps de trajet, quartier et évolution des besoins familiaux
  • Mensualité supportable, y compris après un aléa de revenus
  • Qualité du bâti, charges et travaux à prévoir
  • Horizon de détention suffisant pour absorber les frais d’achat

Acheter pour louer

La priorité est l’équilibre économique réel.
  • Niveau de loyer vérifié sur le marché local
  • Vacance, impayés, gestion et entretien intégrés au calcul
  • DPE et budget de rénovation compatibles avec la location
  • Fiscalité étudiée après les revenus et les charges, jamais avant

Comment préparer sa visite en moins d’une heure ?

Préparez une fiche d’une page par projet. Elle évite de raconter une situation différente à chaque stand et permet d’obtenir des réponses comparables. Si vous êtes déjà propriétaire, ajoutez les informations sur votre prêt en cours, le prix de revente espéré et les éventuels travaux. Si vous êtes locataire, indiquez le loyer actuel, l’épargne disponible et la date à laquelle vous souhaitez acheter.

La fiche projet à emporter

  1. Fixez votre objectif

    Résidence principale, vente, premier investissement, changement de logement ou projet neuf : un objectif par fiche.

  2. Calculez votre budget global

    Indiquez revenus nets, crédits en cours, apport mobilisable, mensualité maximale et réserve de sécurité conservée après l’achat.

  3. Délimitez votre recherche

    Notez les communes ou quartiers, la surface minimale, le nombre de pièces, les transports et les critères non négociables.

  4. Préparez trois questions précises

    Par exemple : quel loyer réaliste ? Quels travaux sont incontournables ? Quel coût total de financement sur vingt ou vingt-cinq ans ?

  5. Demandez des écrits datés

    Conservez simulations, hypothèses de prix, calendrier prévisionnel et coordonnées. Relisez-les à froid après l’événement.

Quels chiffres faut-il calculer avant de parler prix ?

Le prix de vente n’est qu’une ligne du budget. Dans l’ancien, les frais d’acquisition sont généralement de l’ordre de 7 % à 8 % du prix, selon le bien et le département. Dans le neuf, ils sont souvent de l’ordre de 2 % à 3 %. S’ajoutent les frais de garantie du prêt, les frais de dossier, l’assurance emprunteur, le déménagement, les travaux et, le cas échéant, le coût d’un double logement pendant une transition.

Les postes à intégrer dans un budget immobilier
PosteAchat ancienAchat neuf ou VEFAInvestissement locatif
Prix du bienPrix négociéPrix contractuelPrix d’acquisition
Frais d’acquisitionEnviron 7 % à 8 %Environ 2 % à 3 %À intégrer au rendement
FinancementTAEG et assuranceTAEG et appels de fondsMensualité et trésorerie
TravauxÀ chiffrer avant offreFinitions éventuellesRénovation et entretien
Coûts récurrentsCharges, taxe foncièreCharges futures, taxe foncièreVacance, gestion, fiscalité

Pour un investissement, calculez un rendement net de charges avant impôt, plutôt qu’un rendement brut flatteur. Au loyer annuel, retirez au minimum les charges non récupérables, la taxe foncière, l’assurance, l’entretien, la gestion éventuelle et une provision pour vacance locative. La fiscalité dépend ensuite du mode de location et de votre situation ; elle doit être simulée avec des données actualisées.

Comment comparer les offres de crédit sans se tromper ?

La comparaison doit porter sur le TAEG, et non sur le seul taux nominal. Le taux annuel effectif global intègre le coût du crédit, l’assurance lorsqu’elle est exigée, les frais de dossier, le coût de la garantie et les frais nécessaires à l’obtention du prêt. À montant et durée identiques, deux taux nominaux proches peuvent produire des coûts totaux sensiblement différents.

Les règles de référence du crédit immobilier limitent en principe le taux d’effort à 35 % des revenus, assurance comprise, et la durée à 25 ans. Les banques disposent de marges de dérogation encadrées, notamment pour certains dossiers de résidence principale, mais il ne s’agit pas d’un droit automatique. Votre interlocuteur doit donc chiffrer la mensualité, le coût total, la durée, l’assurance et la garantie, sur la même base de revenus.

Interrogez aussi le prêteur ou le courtier sur la modularité des échéances, le remboursement anticipé, la possibilité de déléguer l’assurance et les conditions de transfert du prêt en cas de revente. Les critères du prêt à taux zéro, les aides locales et les politiques bancaires évoluent : vérifiez leur applicabilité à la date où vous déposerez votre dossier, pas seulement le jour de la visite.

Que vérifier dans l’ancien, le neuf et la copropriété ?

Dans l’ancien, le DPE et la copropriété changent parfois l’équation

Le DPE ne doit pas être lu comme une simple lettre. Demandez la date du diagnostic, les consommations théoriques, le système de chauffage, l’isolation, les recommandations de travaux et le montant plausible des améliorations. En France métropolitaine, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location comme résidence principale depuis le 1er janvier 2025. Les échéances applicables aux autres classes et les règles techniques doivent être vérifiées à la date de votre projet.

Dans une copropriété, réclamez les procès-verbaux des dernières assemblées générales, le montant des charges, le carnet d’entretien, les travaux votés ou envisagés et la situation des impayés. Une réfection de façade, de toiture ou de chauffage collectif peut peser bien davantage que quelques milliers d’euros négociés sur le prix. Vérifiez aussi votre quote-part de charges et la destination du lot si vous envisagez une location.

En VEFA, lisez le contrat avant de regarder la décoration

Dans le neuf vendu en VEFA, le prix, la date prévisionnelle de livraison, la notice descriptive, les plans, les conditions de modification et les garanties doivent être examinés ensemble. Les appels de fonds suivent l’avancement du chantier, selon un échéancier réglementé. Un contrat de réservation peut prévoir un dépôt de garantie plafonné selon le délai prévu avant la signature de l’acte. Demandez ce qui est inclus, ce qui relève des options et ce qui reste à votre charge après livraison.

Quelles questions poser aux professionnels sur place ?

Face à une présentation séduisante, privilégiez les questions qui obligent à produire une donnée vérifiable. Pour un bien précis, demandez les comparables de vente, le montant des charges, la taxe foncière, les diagnostics et les travaux connus. Pour une estimation de loyer, exigez des références de locations effectivement signées dans le secteur, pas seulement des annonces en ligne. Pour un programme neuf, demandez la notice descriptive et les conditions de livraison.

  • Quel est le coût total du projet, frais, travaux et financement compris ?
  • Quelles hypothèses justifient le prix de vente ou le loyer annoncé ?
  • Quels documents puis-je consulter avant de formuler une offre ou de réserver ?
  • Quels travaux ont été votés, programmés ou recommandés ?
  • Quel est le calendrier réaliste jusqu’à la signature, puis jusqu’à l’entrée dans les lieux ?
  • Qui sera mon interlocuteur après la signature et quelles prestations sont facturées ?

Le notaire reste l’interlocuteur central pour sécuriser le titre de propriété, les servitudes, l’urbanisme et l’acte de vente. Un agent immobilier ou un promoteur commercialise le bien ; un courtier négocie ou présente des financements ; un diagnostiqueur établit les diagnostics. Leurs rôles sont complémentaires. Dans un dossier complexe, demandez un second avis plutôt que de confondre conseil commercial et contrôle juridique.

Comment transformer les contacts pris au Corum en décision solide ?

Après la visite, classez les propositions sur une seule grille : coût global, conditions de crédit, qualité du bien, risques techniques, calendrier et documents reçus. Éliminez les offres dont les hypothèses ne sont pas écrites. Pour les deux ou trois pistes restantes, organisez une visite du quartier à différents moments, vérifiez les données de copropriété et faites actualiser la simulation de prêt avant toute offre.

Si vous signez un compromis ou une promesse de vente en tant qu’acquéreur non professionnel, vous disposez en principe d’un délai de rétractation de dix jours après notification de l’avant-contrat. Insérez une condition suspensive d’obtention du prêt adaptée au montant, au taux et à la durée réellement nécessaires. Ne renoncez pas à cette protection pour rendre une offre plus attractive sans mesurer le risque financier.

Questions fréquentes

Faut-il déjà avoir un accord de banque pour aller à un rendez-vous immobilier ?
Non. Vous pouvez venir pour obtenir une première évaluation de votre capacité d’achat. En revanche, une simulation récente ou un accord de principe rend les échanges plus précis. Indiquez vos revenus, vos crédits en cours, votre apport et votre mensualité cible. Seule une offre de prêt émise par la banque après étude du dossier engage réellement le prêteur.
Peut-on acheter un bien directement sur un salon immobilier ?
Vous pouvez formuler une offre, signer un bon de réservation pour un logement neuf ou engager une discussion commerciale, mais une décision immédiate n’est pas obligatoire. Pour un achat résidentiel, l’acquéreur non professionnel bénéficie en principe d’un délai légal de rétractation de dix jours après la notification de l’avant-contrat. Relisez les conditions, notamment de prêt, avant de vous engager.
Quels documents demander pour acheter un appartement ancien ?
Demandez au minimum les diagnostics, le DPE, le montant de la taxe foncière, les charges de copropriété, les procès-verbaux des dernières assemblées générales, le règlement de copropriété et les informations sur les travaux votés ou envisagés. Ces documents révèlent souvent des dépenses futures ou des contraintes d’usage qui ne figurent pas dans une annonce.
Un logement classé G peut-il encore être acheté pour être loué ?
Il peut être acheté, mais il ne peut plus être mis en location comme résidence principale en France métropolitaine depuis le 1er janvier 2025, sauf situations particulières à vérifier. Le projet doit donc intégrer le coût, le calendrier et la faisabilité des travaux nécessaires. Avant d’acheter, faites chiffrer la rénovation et vérifiez les contraintes de copropriété.
Comment savoir si le loyer annoncé pour un investissement est réaliste ?
Ne vous contentez pas des annonces publiées, qui indiquent des loyers demandés et non forcément signés. Demandez des références comparables : surface, état, meublé ou non, étage, localisation et date de location. Retirez ensuite les charges non récupérables, la taxe foncière, l’assurance, l’entretien et une marge de vacance pour apprécier la rentabilité réelle.
Quels horaires sont prévus au Corum de Montpellier du 27 au 29 mars ?
L’intitulé du rendez-vous confirme les dates et le lieu, mais ne donne pas les horaires ni les conditions d’accès. Consultez les informations diffusées par l’organisateur avant de vous déplacer, en particulier pour l’ouverture du dernier jour, les conférences éventuelles, l’accessibilité et les modalités d’inscription. Préparez vos rendez-vous à l’avance si cette possibilité est proposée.

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