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Panorama de la Recherche Innovante aux États-Unis : Focus sur Asana, PPG Industries et Verisign

Asana, PPG Industries et Verisign ne constituent pas un panel immobilier, mais leurs champs d’innovation — organisation du travail, matériaux de surface et infrastructure numérique — influencent directement l’exploitation, la rénovation et la résilience des immeubles.

Gestionnaire immobilier examinant un échantillon de revêtement et des outils de pilotage d’un immeuble connecté.
Gestionnaire immobilier examinant un échantillon de revêtement et des outils de pilotage d’un immeuble connecté.

Le rapprochement entre Asana, PPG Industries et Verisign peut sembler hétéroclite. Il dessine pourtant trois couches désormais indissociables de l’immobilier professionnel et résidentiel géré : le pilotage des équipes, l’enveloppe matérielle du bâtiment et la continuité de ses services numériques. Pour un propriétaire, un foncière, un syndic ou un asset manager, l’enjeu n’est pas d’acheter une promesse technologique américaine, mais d’identifier où elle crée une performance vérifiable.

Le bon prisme est donc opérationnel. Un logiciel de travail collaboratif peut réduire les pertes d’information entre maîtrise d’ouvrage, gestionnaire et entreprise ; un revêtement peut modifier la tenue d’une façade ou la maintenance d’un sol ; une architecture numérique sûre protège l’accès à distance, la supervision technique et les données des occupants. Dans les trois cas, le gain annoncé ne vaut que s’il est mesuré sur l’actif, documenté au contrat et compatible avec les règles françaises applicables.

Pourquoi Asana, PPG Industries et Verisign intéressent-ils l’immobilier ?

Ces entreprises n’ont pas le même métier et ne doivent pas être présentées comme des spécialistes interchangeables du bâtiment. Asana est associée aux outils de coordination du travail ; PPG Industries aux peintures, revêtements et solutions de surface ; Verisign aux services et infrastructures liés à l’internet et aux noms de domaine. Leur intérêt immobilier tient à leurs domaines d’usage respectifs, et non à une hypothétique solution unique pour l’immeuble.

Cette lecture permet d’éviter un écueil fréquent : confondre innovation sectorielle et performance immobilière. Une solution peut être pertinente dans son industrie d’origine sans apporter de valeur à un bailleur. Pour le vérifier, il faut rattacher chaque expérimentation à un indicateur concret : délai de levée des réserves, indisponibilité d’un équipement, consommation réelle, fréquence des interventions, qualité de service au locataire ou exposition cyber.

Comment Asana peut-il améliorer le pilotage d’un projet immobilier ?

Dans une opération de rénovation, de construction ou de gestion multi-sites, la difficulté n’est pas seulement de répartir des tâches. Il faut attribuer un responsable, une échéance, une pièce justificative et une règle d’escalade. Un outil tel qu’Asana peut centraliser les jalons : dépôt d’une autorisation d’urbanisme, consultation des entreprises, visa des plans, réception, levée des réserves, commande d’un diagnostic ou information des occupants. Il rend visibles les retards et les dépendances entre intervenants.

Son périmètre doit toutefois rester clair. Une plateforme de gestion de projet n’est pas, par nature, une GMAO destinée à suivre les équipements, leurs gammes de maintenance, leurs historiques et leurs alarmes. Elle ne remplace pas non plus une GED probante, un logiciel comptable ni les procès-verbaux formels exigés dans certains processus. Le chef de projet doit définir quel outil porte la donnée de référence, afin d’éviter des versions contradictoires d’un planning ou d’une réserve.

Le bénéfice potentiel est particulièrement tangible lors de la phase de travaux : chaque observation peut être affectée à une entreprise, liée à une zone, accompagnée d’une photographie et suivie jusqu’à validation. Mais la qualité du résultat dépend de la discipline de saisie. Sans convention de nommage, droits d’accès, délais de mise à jour et responsable de validation, l’outil devient un canal de discussion supplémentaire plutôt qu’un dispositif de maîtrise.

Piloter une opération : plateforme collaborative ou outils séparés ?

Plateforme collaborative

Un pilotage transversal des actions
  • Vision partagée des jalons et responsables
  • Alertes et suivi des dépendances
  • Adaptée à la coordination de projet
  • Exige une gouvernance des données rigoureuse

Outils métier séparés

Une spécialisation par fonction
  • GMAO, GED, comptabilité ou BIM plus approfondis
  • Traçabilité adaptée à chaque usage
  • Risque de doubles saisies et de silos
  • Nécessite des interfaces et des règles d’échange

Que faut-il vérifier avant d’adopter un outil collaboratif dans un immeuble ?

Avant le déploiement, cartographiez les utilisateurs : équipes internes, property manager, syndic, entreprises, architecte, locataires et, le cas échéant, conseil syndical. Tous n’ont pas besoin du même niveau d’accès. Une entreprise doit pouvoir traiter sa tâche sans accéder à des données de loyer, à des pièces personnelles ou à l’ensemble des informations d’un autre prestataire. Le principe du moindre privilège est aussi un réflexe de gestion qu’une exigence de sécurité.

La question de la donnée est centrale. Des photographies d’un logement occupé, des coordonnées de locataires, des badges, des comptes rendus ou des factures peuvent contenir des données à caractère personnel. Si un prestataire logiciel les traite pour votre compte, le contrat doit notamment encadrer les instructions, la confidentialité, la sécurité, l’assistance et le sort des données, conformément à l’article 28 du RGPD. Les transferts hors de l’Espace économique européen requièrent une analyse spécifique ; les mécanismes applicables doivent être vérifiés à la date de lecture.

Comment les revêtements liés à PPG Industries peuvent-ils transformer un actif ?

Les peintures et revêtements interviennent à plusieurs niveaux : anticorrosion d’ouvrages métalliques, protection de façades, finition intérieure, résistance à l’abrasion dans les parties communes, protection de sols ou exigences sanitaires dans certains locaux. Le sujet est moins spectaculaire qu’une technologie de pilotage, mais son impact peut être durable : une surface qui se dégrade vite entraîne des interventions répétées, des indisponibilités, des litiges de réception et une dégradation de l’image locative.

L’analyse doit partir du support et de son exposition. Un revêtement destiné à une zone intérieure sèche ne se compare pas à une solution pour parking, toiture, façade soumise aux UV, local technique ou environnement corrosif. La préparation du support, la température et l’humidité lors de la pose, l’épaisseur appliquée, les temps de séchage et la compatibilité entre couches déterminent souvent la longévité autant que le produit lui-même. Une fiche commerciale ne remplace pas un système de mise en œuvre prescrit.

Pour un actif en France, vérifiez la documentation de performance applicable, les éventuels marquages ou déclarations de performance requis pour le produit, les procès-verbaux de résistance au feu lorsqu’ils sont pertinents, les émissions dans l’air intérieur et les règles d’emploi. Un revêtement ne réduit pas automatiquement la consommation énergétique et ne peut pas, sans données compatibles avec la méthode en vigueur, être présenté comme une amélioration du DPE. Les règles techniques et la méthode du DPE doivent être confirmées à la date du projet.

Questions à poser avant de prescrire un revêtement technique
CritèreÀ contrôlerPreuve attendueRisque si oublié
SupportBéton, acier, bois, ancien filmDiagnostic et préparationDécollement ou corrosion
UsageIntérieur, façade, parking, local humideSystème prescritUsure prématurée
PoseÉpaisseur, hygrométrie, séchagePlan de contrôle chantierPerformance non atteinte
SécuritéFeu, glissance, émissionsEssais ou classement pertinentNon-conformité d’usage
EntretienNettoyage et retouchesNotice de maintenanceCoût d’exploitation accru
GarantiePérimètre et exclusionsEngagement écritRecours incertain

Pourquoi Verisign place-t-il la cybersécurité au cœur du bâtiment connecté ?

Un immeuble exploité numériquement dépend d’une chaîne souvent invisible : connexion internet, DNS, accès distant aux outils, boîtiers de régulation, supervision technique, contrôle d’accès, bornes de recharge, portails visiteurs et applications locataires. Les activités associées à Verisign rappellent qu’un nom de domaine, sa résolution et son administration ne sont pas de simples détails informatiques. Une indisponibilité ou une compromission peut empêcher un service numérique de fonctionner, détourner des utilisateurs ou ouvrir une porte à une fraude.

La sécurité ne se résume pas à un antivirus sur les postes de travail. Dans un bâtiment, le risque vient aussi des équipements connectés mal inventoriés, des mots de passe par défaut, des accès conservés après le départ d’un prestataire, d’une connexion trop directe entre réseau bureautique et systèmes techniques, ou d’une mise à jour non testée. L’inventaire des actifs numériques doit donc inclure les passerelles, contrôleurs, comptes administrateurs, domaines, certificats, contrats de télécommunication et dépendances cloud.

Le propriétaire ne doit pas se substituer à l’intégrateur ou au fournisseur, mais il doit exiger une responsabilité lisible. Qui surveille les vulnérabilités ? Qui installe les correctifs ? Dans quel délai ? Comment le bâtiment continue-t-il à fonctionner si le service distant est indisponible ? Quelle sauvegarde permet une reprise ? Ces sujets doivent figurer dans les contrats d’exploitation et de maintenance. Les obligations issues du RGPD, et celles qui peuvent découler de la réglementation cyber selon l’entité et l’activité concernées, sont à apprécier avec les conseils compétents.

Comment mesurer une innovation avant de la généraliser ?

La méthode la plus robuste consiste à tester une solution sur un périmètre comparable et limité : un immeuble, une aile, un lot de logements ou une famille d’équipements. Fixez une situation de départ, une durée d’observation, les responsabilités et les conditions d’arrêt. Pour un outil de coordination, mesurez par exemple le délai de traitement des réserves et le taux de tâches sans responsable. Pour un revêtement, observez les reprises, le nettoyage et la dégradation visuelle. Pour la cybersécurité, contrôlez l’inventaire, les accès supprimés et la capacité de reprise.

Le coût doit être calculé sur la durée d’usage, et non ramené au seul prix d’achat. Ajoutez l’intégration, les licences, la formation, le paramétrage, les essais, les interruptions de service, la maintenance, les renouvellements, les frais de sortie et les éventuelles remises en état. Un produit moins cher à poser peut coûter davantage s’il impose une réfection anticipée ; un logiciel peu onéreux peut créer des coûts cachés s’il n’est pas adopté par les intervenants.

Quelle méthode suivre pour passer de la veille au déploiement ?

Une démarche en six étapes pour un propriétaire ou un gestionnaire

  1. Définir le problème

    Formulez un irritant précis : retards de réception, corrosion, plaintes de locataires, accès distant fragile ou données dispersées.

  2. Qualifier l’impact immobilier

    Reliez le problème à un coût, une indisponibilité, un risque réglementaire, une sécurité d’usage ou un indicateur de satisfaction.

  3. Comparer les solutions

    Examinez les références, la compatibilité technique, les garanties, les coûts sur la durée et la possibilité de changer de fournisseur.

  4. Lancer un pilote encadré

    Choisissez un périmètre représentatif, un calendrier, des mesures initiales et un responsable de décision identifié.

  5. Sécuriser les contrats

    Précisez les livrables, niveaux de service, propriété des données, confidentialité, assurance, réversibilité et traitement des incidents.

  6. Décider et industrialiser

    Généralisez seulement si le résultat est reproductible, financé et compatible avec l’organisation d’exploitation.

Quels contrats et contrôles protègent réellement le maître d’ouvrage ?

Le contrat est le point de jonction entre la technologie et l’immeuble. Pour un logiciel, il doit distinguer licence, paramétrage, support, hébergement, traitement des données et réversibilité. Pour un revêtement, il faut articuler la fiche produit, le système de pose, le contrôle d’exécution, la réception et les garanties de l’entreprise. Pour un service numérique, les annexes de sécurité doivent préciser les accès, la notification d’incident, les sauvegardes, les sous-traitants et les niveaux de disponibilité.

L’assurance mérite une attention séparée. Une garantie fabricant, une assurance responsabilité civile d’entreprise et les assurances de construction ne couvrent pas les mêmes événements. La garantie décennale dépend de la nature des travaux et des dommages relevant de son champ ; elle ne se présume pas parce qu’un produit est innovant ou parce qu’il est appliqué sur un ouvrage. Avant toute prescription atypique, le maître d’ouvrage doit demander les attestations adaptées et vérifier, avec son courtier ou son assureur, les exclusions éventuelles.

La meilleure innovation est celle qui reste exploitable après le départ du pilote ou du prestataire initial. Cela suppose des données exportables, une documentation compréhensible, des droits d’administration détenus ou récupérables, des produits maintenables et une chaîne claire de responsabilités. Dans l’immobilier, la valeur se juge moins à la démonstration qu’à la capacité de l’actif à fonctionner correctement pendant toute sa durée d’exploitation.

Questions fréquentes

Asana peut-il remplacer un logiciel de gestion technique de bâtiment ?
Non, pas à lui seul. Asana peut organiser les tâches, échéances, responsables et validations d’un projet ou d’une équipe d’exploitation. Une GMAO est conçue pour gérer les équipements, les plans de maintenance, les interventions, les stocks ou les historiques techniques. Les deux outils peuvent être complémentaires si la donnée de référence et les échanges sont clairement définis.
Un revêtement innovant améliore-t-il forcément le DPE d’un immeuble ?
Non. Une peinture ou un revêtement peut améliorer la protection, la durabilité ou le confort d’usage, sans modifier de manière mesurable la consommation conventionnelle retenue pour le DPE. Toute allégation énergétique doit être étayée par des données adaptées à la solution et à la méthode de calcul applicable, à vérifier au moment de l’opération.
Quels risques cyber concernent un immeuble connecté ?
Les risques courants comprennent les comptes administrateurs mal protégés, les mots de passe par défaut, les accès d’anciens prestataires, les équipements non mis à jour et l’absence de séparation entre réseaux. Un incident peut toucher la supervision, le contrôle d’accès, des portails locataires ou des données personnelles. Un inventaire, une gestion des accès et un plan de reprise sont essentiels.
Faut-il faire un pilote avant d’acheter une solution pour plusieurs immeubles ?
C’est généralement prudent, surtout si la solution modifie les méthodes de travail, les surfaces du bâtiment ou les systèmes connectés. Le pilote doit reproduire les conditions réelles d’exploitation et comporter des critères de succès mesurables. Il doit aussi prévoir les coûts complets, les responsabilités, la sécurité des données et une possibilité de sortie sans blocage.
Que doit contenir une clause de réversibilité pour un logiciel immobilier ?
Elle doit préciser les données restituées, leur format exploitable, le délai de restitution, les coûts éventuels, la suppression ou l’archivage après transfert, l’assistance du fournisseur et le maintien temporaire des accès. Vérifiez aussi la récupération des pièces jointes, des historiques, des droits d’administration et des éventuelles interfaces avec les outils métier.

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