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Immobilier : découvrez l’augmentation autorisée des loyers pour vos locataires au troisième trimestre 2025

Au troisième trimestre 2025, un bailleur ne peut réviser un loyer d’habitation que si le bail le prévoit : en métropole, l’IRL du 2e trimestre autorise alors une hausse maximale de 1,04 %, sous réserve notamment du DPE et des règles locales.

Bailleur et locataire vérifiant le calcul d’une révision de loyer sur un bail d’habitation en France.
Bailleur et locataire vérifiant le calcul d’une révision de loyer sur un bail d’habitation en France.

Pour les révisions intervenant entre juillet et septembre 2025, l’indice de référence des loyers (IRL) du 2e trimestre 2025 fixe le plafond de hausse à 1,04 % en France métropolitaine. Cet indice, établi à 146,68, sert de base aux baux qui renvoient à ce trimestre ou, plus largement, aux demandes de révision dont la clause conduit à retenir le dernier indice publié à la date prévue.

Ce taux n’autorise pas tous les propriétaires à majorer tous les loyers de 1,04 %. La hausse suppose une clause de révision dans le contrat, intervient au plus une fois par an et ne porte que sur le loyer hors provisions pour charges. Elle reste en outre interdite pour de nombreux logements classés F ou G au DPE. Le bail, sa date anniversaire, l’indice qui y figure et la performance énergétique du logement doivent donc être examinés avant toute demande.

Quelle hausse de loyer est possible au troisième trimestre 2025 ?

L’IRL est publié chaque trimestre par l’Insee. Pour le 3e trimestre civil de 2025, la publication de juillet, portant sur le 2e trimestre, constitue la nouvelle référence disponible. En métropole, la variation sur un an atteint 1,04 %. C’est un plafond : un bailleur peut appliquer une hausse plus faible, mais pas une hausse supérieure au résultat obtenu avec la formule légale.

L’indice applicable n’est pas nécessairement celui du trimestre où le courrier est envoyé. Il dépend d’abord de ce que prévoit le bail : beaucoup de contrats désignent un trimestre précis, par exemple « l’IRL du deuxième trimestre ». D’autres organisent la révision à une date annuelle et retiennent le dernier indice publié à cette date. En Corse et dans les collectivités ultramarines, il faut impérativement consulter la série d’IRL correspondant au territoire et à la période : les indices et leurs évolutions peuvent différer. Les données doivent être vérifiées à la date de la révision.

Dans quels cas un propriétaire peut-il réviser le loyer ?

La révision annuelle est encadrée par l’article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989. Elle concerne les locations de résidence principale vides et, dans l’essentiel des cas, les locations meublées soumises à cette loi. La condition centrale est la présence d’une clause d’indexation ou de révision dans le bail. Sans cette clause, le loyer contractuel ne peut pas être augmenté en cours de bail au titre de l’IRL.

La clause doit permettre d’identifier la date de révision et l’indice de référence. Le bailleur ne peut l’utiliser qu’une fois tous les douze mois. Une augmentation de loyer au renouvellement du bail obéit à un autre régime, plus exigeant, notamment lorsque le loyer est manifestement sous-évalué ; elle ne doit pas être confondue avec la révision annuelle par l’IRL.

Révision annuelle et hausse au renouvellement : deux mécanismes distincts

Révision par l’IRL

Pendant l’exécution du bail
  • Clause de révision indispensable
  • Plafond issu de l’IRL
  • Une fois par an au maximum
  • Calcul sur le loyer hors charges
  • Demande valable à compter de sa notification

Hausse au renouvellement

À l’échéance du bail
  • Procédure et délais spécifiques
  • Justification d’un loyer sous-évalué
  • Références de loyers comparables requises
  • Contestations possibles devant la commission de conciliation
  • Encadrement local à prendre en compte

Le bail mobilité, conclu pour une durée de un à dix mois, ne peut pas comporter de clause de révision. Les locations saisonnières, les parkings loués seuls et certains baux soumis à des régimes particuliers ne relèvent pas automatiquement du même cadre. Pour un bail commercial, l’indice concerné est généralement l’ILC ou l’ILAT, et non l’IRL : la hausse de 1,04 % examinée ici ne s’y applique donc pas.

Comment calculer le nouveau loyer avec l’IRL de 146,68 ?

La formule légale est la suivante : nouveau loyer hors charges = loyer hors charges actuel × nouvel IRL ÷ ancien IRL. L’ancien IRL est celui du même trimestre de l’année précédente, ou celui explicitement visé dans la clause et utilisé lors de la dernière fixation ou révision du loyer. Les charges récupérables, qu’elles soient appelées par provision ou réglées au forfait lorsque la loi le permet, ne sont pas indexées par ce calcul.

Exemple de calcul pour une révision de septembre 2025 fondée sur l’IRL du 2e trimestre
ÉlémentMontant ou indiceCalculRésultat
Loyer actuel hors charges850 €850 €
Ancien IRL, 2e trim. 2024145,17145,17
Nouvel IRL, 2e trim. 2025146,68146,68
Nouveau loyer850 × 146,68 ÷ 145,17858,84 €
Hausse mensuelle858,84 − 8508,84 €

Dans cet exemple, un loyer de 850 € hors charges devient 858,84 € hors charges. Le propriétaire ne peut pas réclamer 1,04 % sur les 850 € augmentés des charges, ni modifier simultanément un forfait de charges sous prétexte que l’IRL progresse. Pour éviter un différend, mieux vaut détailler dans le courrier le loyer avant révision, les deux indices, l’opération et le nouveau montant demandé.

Quel indice faut-il choisir selon la date du bail ?

Le bon trimestre est celui écrit dans la clause. Si le bail signé en septembre vise l’IRL du deuxième trimestre, une révision annuelle intervenant en septembre 2025 compare habituellement l’IRL du 2e trimestre 2025, soit 146,68 en métropole, à celui du 2e trimestre 2024, soit 145,17. La date de signature ne remplace toutefois pas la rédaction du contrat : un bail peut prévoir un autre trimestre de référence.

Quand la clause prévoit « le dernier indice publié à la date de révision », il faut regarder ce qui était effectivement publié à cette date. L’IRL est diffusé après la fin du trimestre qu’il mesure. En juillet 2025, le dernier indice métropolitain publié est celui du 2e trimestre 2025 ; avant cette publication, c’était encore celui du 1er trimestre. Cette nuance explique des écarts légitimes entre deux révisions effectuées à quelques jours d’intervalle.

  1. Relisez la clause : trimestre de référence, date anniversaire et formulation de l’indice.
  2. Identifiez le loyer hors charges figurant sur la dernière quittance ou l’avenant applicable.
  3. Relevez l’ancien indice et le nouvel indice correspondant exactement au trimestre imposé.
  4. Appliquez la formule légale, en conservant le détail du calcul.
  5. Contrôlez les interdictions liées au DPE, au type de bail et, le cas échéant, à l’encadrement local des loyers.

Quelles interdictions limitent encore la hausse de loyer ?

Le premier verrou est énergétique. Depuis le gel des loyers des passoires thermiques, un logement classé F ou G au DPE ne peut, dans les situations visées par la loi, faire l’objet ni d’une révision annuelle par l’IRL, ni d’une hausse au renouvellement ou lors d’une nouvelle mise en location. Le calendrier et les modalités applicables outre-mer ont connu des adaptations : pour ces territoires, le bailleur doit vérifier la règle en vigueur à la date de lecture.

Le second verrou est territorial. Dans les villes soumises à l’encadrement des loyers, comme Paris et d’autres territoires ayant obtenu l’autorisation d’appliquer le dispositif, le loyer de base est encadré à la signature et au renouvellement. Une révision IRL licite ne dispense pas de respecter les règles locales, ni de pouvoir justifier un éventuel complément de loyer. Le locataire peut demander les documents utiles et contester une somme qui excéderait ce qui est dû.

Enfin, la révision ne constitue pas un moyen de récupérer des dépenses de travaux, une hausse de taxe foncière ou une régularisation de charges. Ces sujets relèvent d’autres mécanismes, eux-mêmes strictement encadrés. Les travaux d’amélioration peuvent parfois justifier une majoration distincte, mais uniquement dans les conditions prévues par la loi ou par un accord avec le locataire ; ils ne se confondent jamais avec l’IRL.

Comment demander la révision sans perdre son droit à l’augmentation ?

Le bailleur doit manifester sa volonté de réviser le loyer. Un courrier simple est possible, mais une lettre recommandée avec accusé de réception, un commissaire de justice ou une remise contre récépissé apporte une preuve utile en cas de contestation. Le message doit être suffisamment explicite pour permettre au locataire de vérifier le montant. Une ligne opaque ajoutée à une quittance est à éviter.

La démarche fiable pour le bailleur comme pour le locataire

  1. Vérifier l’éligibilité du logement

    Contrôlez le DPE, la nature du bail et l’existence d’une clause de révision avant de calculer quoi que ce soit.

  2. Choisir les deux bons indices

    Prenez le trimestre prévu au contrat et assurez-vous que le nouvel IRL était publié à la date retenue.

  3. Établir le calcul hors charges

    Indiquez le loyer antérieur, les deux indices, l’opération, le nouveau loyer et sa date d’effet.

  4. Notifier clairement la demande

    Adressez-la au locataire par un moyen traçable et archivez le bail, le DPE, les indices et le courrier.

  5. Corriger en cas d’erreur

    Le locataire peut demander les explications et ne doit acquitter que le montant légalement justifié ; un accord écrit peut régulariser une erreur matérielle.

Le délai est décisif : si le bailleur n’a pas demandé la révision dans l’année qui suit sa date d’effet, il est réputé y avoir renoncé pour la période écoulée. Lorsqu’il agit à temps mais tardivement, l’augmentation ne remonte pas à la date anniversaire : elle prend effet à compter de sa demande. En pratique, attendre plusieurs mois peut donc réduire durablement le loyer encaissé et créer une incompréhension évitable.

Que faut-il vérifier avant d’appliquer la hausse de 1,04 % ?

Le taux de 1,04 % est un repère pour la métropole au troisième trimestre 2025, non une autorisation générale. La liste de contrôle est courte mais impérative : une clause de révision valide, le bon trimestre d’IRL, un logement qui n’est pas frappé par le gel lié au DPE, un calcul hors charges et une demande formulée dans le délai légal. À défaut d’une seule de ces conditions, la majoration peut être contestée.

Pour les copropriétaires bailleurs, il faut aussi dissocier le loyer des charges de copropriété récupérables. La hausse d’un appel de fonds du syndic ne permet pas de modifier arbitrairement les provisions du locataire : une régularisation annuelle doit s’appuyer sur les dépenses récupérables réelles et sur les justificatifs. Cette séparation comptable évite de transformer une révision IRL modérée en augmentation injustifiée de la mensualité globale.

L’IRL est un plafond de révision, pas un droit automatique : le bail et l’état énergétique du logement déterminent d’abord si une hausse est possible.

La rédaction d'Immobilier.fm

Questions fréquentes sur l’augmentation des loyers au 3e trimestre 2025

De combien mon propriétaire peut-il augmenter mon loyer en juillet, août ou septembre 2025 ?
En métropole, l’IRL du 2e trimestre 2025 progresse de 1,04 % sur un an. Ce taux est un plafond et ne s’applique que si votre bail contient une clause de révision, si la date prévue est atteinte et si le logement n’est pas soumis au gel des loyers lié à un DPE F ou G. Le calcul porte exclusivement sur le loyer hors charges.
Mon bail ne contient pas de clause de révision : le loyer peut-il quand même augmenter ?
Non, pas au titre de l’indexation annuelle sur l’IRL. Sans clause de révision, le bailleur ne peut pas appliquer seul une hausse pendant le bail. Une éventuelle hausse au renouvellement répond à une procédure distincte et plus encadrée, notamment en cas de loyer manifestement sous-évalué. Elle ne peut pas être présentée comme une simple application de l’IRL.
Comment vérifier le calcul de ma hausse de loyer ?
Prenez le loyer mensuel hors charges, multipliez-le par le nouvel IRL, puis divisez le résultat par l’ancien IRL du même trimestre prévu dans le bail. Vérifiez que les deux indices figurent dans le courrier du bailleur. Pour une révision fondée sur le 2e trimestre, comparez par exemple l’indice 2025 à celui du 2e trimestre 2024, et non à un indice d’un autre trimestre.
Un logement classé G peut-il subir une hausse de loyer avec l’IRL ?
En principe, non. Le gel des loyers interdit la révision annuelle et plusieurs autres formes de hausse pour les logements classés F ou G dans les baux concernés par la loi. Vérifiez toutefois la date de conclusion, de renouvellement ou de reconduction du bail ainsi que les règles applicables outre-mer, dont le calendrier a été adapté. Le DPE annexé au contrat est la première pièce à consulter.
Le propriétaire peut-il réclamer plusieurs mois de hausse d’un coup ?
Il ne peut pas rendre la révision rétroactive. La hausse prend effet à compter de sa demande, même si la date anniversaire du bail est déjà passée. S’il ne manifeste pas sa volonté de réviser dans l’année suivant cette date, il est réputé avoir renoncé à la révision pour l’année écoulée. Une régularisation portant sur des mois antérieurs est donc contestable.
Les charges peuvent-elles augmenter de 1,04 % en même temps que le loyer ?
Non. L’IRL indexe le loyer hors charges, pas les provisions ou le forfait de charges. Les provisions peuvent être ajustées selon les dépenses récupérables prévisibles, puis régularisées avec justificatifs. Un forfait de charges ne se modifie pas librement par application de l’IRL. Demandez le détail du loyer et des charges si le montant total appelé augmente.

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