Créer une SASU dans les Hauts-de-Seine consiste à constituer une société par actions simplifiée à associé unique, puis à la faire immatriculer pour exercer une activité. Le département ne change pas les règles nationales de constitution, mais le choix du siège social, les justificatifs d’occupation des locaux et l’accès au financement y prennent une dimension particulière, notamment pour les projets liés à l’immobilier.
La SASU peut porter une activité d’agence, de marchand de biens, de promotion, de gestion de travaux, de conseil ou de location meublée. Elle peut aussi acquérir des actifs immobiliers. Mais elle n’est pas automatiquement la meilleure enveloppe pour détenir un logement sur le long terme : son imposition à l’impôt sur les sociétés modifie fortement la fiscalité des loyers et de la revente.
La référence « ALP01512679 » figurant dans le titre ne constitue ni une dénomination sociale, ni un numéro d’immatriculation. Pour identifier une société constituée, il faut notamment son numéro Siren, son extrait Kbis et sa dénomination exacte. Une référence interne à une publication ou à un dossier ne remplace aucun de ces éléments.
Pourquoi créer une SASU plutôt qu’exercer en nom propre ?
La SASU est une société dotée de sa personnalité morale : elle conclut les contrats, facture ses clients, ouvre un compte bancaire et détient ses actifs en son nom. L’associé unique ne répond en principe des dettes sociales qu’à concurrence de ses apports. Cette protection n’est toutefois pas absolue : une caution personnelle donnée à la banque, une faute de gestion ou des garanties contractuelles peuvent engager son patrimoine.
Son principal atout est la souplesse statutaire. Les statuts organisent largement les pouvoirs du président, les décisions de l’associé, les conditions d’entrée de futurs actionnaires ou les règles de cession des titres. C’est utile lorsqu’un entrepreneur envisage de faire entrer un associé, de créer une holding ou de séparer une activité de marchand de biens d’une activité de détention patrimoniale.
La SASU se distingue aussi par le statut social de son président. Lorsqu’il perçoit une rémunération, le président est assimilé salarié et relève du régime général de la Sécurité sociale, sans être salarié au sens du droit du travail du seul fait de son mandat. Il ne cotise donc pas à l’assurance chômage au titre de ce mandat. Sans rémunération, il n’y a en principe pas de cotisations sociales minimales liées au mandat, mais il n’acquiert pas de droits sociaux par celui-ci.
SASU ou SCI à l’IR pour un projet immobilier ?
SASU à l’impôt sur les sociétés
- Adaptée à une activité opérationnelle : marchand de biens, services, exploitation meublée.
- Amortissement comptable des immeubles, sous réserve des règles applicables.
- Président assimilé salarié s’il est rémunéré.
- Revente soumise au régime des plus-values professionnelles à l’IS.
- Statuts adaptés à l’entrée future d’investisseurs.
SCI à l’impôt sur le revenu
- Souvent étudiée pour la location nue détenue sur longue durée.
- Résultat imposé directement chez les associés, y compris sans distribution.
- Pas d’amortissement de l’immeuble à l’IR.
- Revente relevant en principe du régime des plus-values immobilières des particuliers.
- Activité commerciale habituelle encadrée, notamment en location meublée.
Quel projet immobilier peut être logé dans une SASU ?
La SASU convient naturellement à une activité commerciale immobilière : achat-revente habituelle, rénovation suivie de revente, activité de promotion, maîtrise d’œuvre, apport d’affaires, conciergerie ou exploitation de logements meublés. Pour un marchand de biens, l’objet social doit être suffisamment précis et les opérations doivent être financées avec une trésorerie et des garanties adaptées. Le régime de TVA applicable aux immeubles, aux terrains et aux travaux doit être analysé avant toute promesse d’achat.
Pour un investissement locatif, le choix est plus nuancé. La location meublée est une activité commerciale et peut être exploitée en SASU ; les loyers, les charges et l’amortissement relèvent alors de la comptabilité de la société. La location nue, elle, peut être exercée par une SASU, mais le véhicule sociétaire soumis à l’IS n’offre pas le même traitement qu’une détention directe ou qu’une SCI à l’IR.
Une SASU ne permet pas de contourner les règles propres à l’activité. La gestion immobilière pour compte de tiers requiert notamment le respect de la loi Hoguet et, selon les prestations, une carte professionnelle. Une opération de construction ou de rénovation implique les assurances nécessaires, dont la décennale lorsqu’elle est requise. Pour vendre un logement neuf ou sur plan, les règles de la VEFA et les garanties associées s’appliquent indépendamment de la forme sociale.
Quels choix doivent figurer dans les statuts de votre SASU ?
Les statuts constituent le contrat de fonctionnement de la société. Ils doivent indiquer au minimum la forme, la dénomination, l’objet, le siège, la durée — au plus 99 ans —, le montant du capital, la répartition des actions, les apports, les modalités de décision et les règles de désignation du président. Une SASU mal rédigée peut être créée rapidement, mais devenir coûteuse à corriger lors d’une levée de fonds, d’une cession ou d’un contrôle bancaire.
L’objet social doit couvrir l’activité réellement envisagée sans se limiter à une formule vague. Pour une société immobilière opérationnelle, il peut viser l’acquisition, la rénovation, l’administration et l’exploitation de biens, l’achat en vue de la revente lorsque cette activité est prévue, ainsi que toutes opérations se rattachant directement à cet objet. Il ne faut pas recopier un objet de marchand de biens si l’activité n’est pas envisagée : la cohérence entre statuts, assurances, financement et pratique commerciale compte.
La dénomination sociale est vérifiée avant signature : une recherche sur les bases d’entreprises et de marques limite le risque de confusion. Le nom commercial, s’il est utilisé, ne remplace pas la dénomination. Le président peut être nommé dans les statuts ou par un acte séparé ; l’acte séparé simplifie souvent un changement ultérieur. Si l’associé unique est aussi président, cette situation doit apparaître clairement dans la documentation.
| Élément | Choix à faire | Point de vigilance | Effet pratique |
|---|---|---|---|
| Dénomination | Nom de la société | Disponibilité et confusion | Identité sur contrats et Kbis |
| Objet social | Activités réelles et connexes | Trop étroit ou artificiel | Cadre les opérations futures |
| Capital | Montant et nature des apports | 1 € légal, parfois peu crédible | Confiance des partenaires |
| Siège social | Adresse dans le 92 ou ailleurs | Justificatif d’occupation | Détermine le greffe compétent |
| Président | Identité et pouvoirs | Rémunération ou non | Représente la société |
| Exercice social | Date de clôture | Cohérence avec l’activité | Comptes et déclarations |
Comment fixer le siège social dans les Hauts-de-Seine ?
Le siège social est l’adresse juridique de la SASU. Il détermine sa nationalité, le tribunal compétent et son rattachement au registre du commerce et des sociétés. Si le siège est situé dans les Hauts-de-Seine, l’immatriculation au RCS relève du greffe du tribunal de commerce de Nanterre, même si le dépôt dématérialisé de la formalité passe désormais par le guichet unique géré par l’INPI.
Le siège peut être fixé dans un local commercial, des bureaux, un centre de domiciliation agréé ou, sous conditions, au domicile du président. La domiciliation au domicile personnel n’autorise pas nécessairement la réception de clientèle, le stockage ou l’exercice effectif de l’activité dans les lieux. Il faut vérifier le bail, le règlement de copropriété, les règles d’urbanisme et, le cas échéant, l’accord du propriétaire.
Le dossier exige un justificatif de jouissance des locaux : bail commercial ou professionnel, contrat de domiciliation, titre de propriété, attestation d’hébergement accompagnée des pièces utiles, selon la situation. Dans des communes où les loyers professionnels sont élevés, la domiciliation peut réduire les frais fixes au démarrage ; elle ne doit pas masquer la nécessité de disposer d’un lieu réellement adapté aux équipes, aux archives et à l’exploitation.
Quelles sont les étapes pour immatriculer une SASU ?
La constitution se prépare avant tout engagement commercial. Il est prudent de ne pas signer un compromis, un bail ou un marché important au nom d’une société encore inexistante sans encadrer expressément la reprise des actes accomplis pour le compte de la société en formation. Une fois immatriculée, la SASU peut reprendre les engagements régulièrement listés ou autorisés selon les modalités prévues.
La procédure de création, de la décision au Kbis
1. Définir le projet et les paramètres
Arrêtez l’activité, l’objet, le siège, le capital, la durée, la date de clôture et l’identité du président. Vérifiez les autorisations et assurances propres à l’activité immobilière.
2. Rédiger et signer les statuts
Formalisez les règles de la société et la souscription des actions. Prévoyez les apports, les pouvoirs du président et, si nécessaire, les conditions d’une future ouverture du capital.
3. Déposer le capital en numéraire
Versez au moins la moitié des apports en numéraire sur un compte bloqué auprès d’une banque, d’un notaire ou d’un établissement habilité. Obtenez l’attestation de dépôt des fonds.
4. Évaluer les apports en nature
Un commissaire aux apports peut être obligatoire. Une dispense est possible sous conditions, notamment si aucun apport ne dépasse 30 000 € et si l’ensemble des apports en nature ne dépasse pas la moitié du capital ; ces conditions sont à vérifier à la date du dossier.
5. Publier l’avis de constitution
Publiez une annonce dans un support habilité à recevoir des annonces légales du département du siège. Conservez l’attestation de parution.
6. Déposer la formalité en ligne
Transmettez le dossier via le guichet unique de l’INPI : statuts, attestation de dépôt, justificatif du siège, attestation d’annonce, identité du dirigeant et déclarations requises.
7. Contrôler l’immatriculation et démarrer
Après validation, récupérez le Siren et l’extrait Kbis. Débloquez le capital, activez les déclarations fiscales, l’assurance et les outils comptables avant les premières opérations.
Quels documents et quels coûts prévoir pour le dossier ?
Le dossier rassemble habituellement les statuts datés et signés, l’attestation de dépôt des fonds, l’attestation de parution de l’annonce légale, le justificatif du siège, la pièce d’identité du président lorsqu’il est une personne physique, ainsi que les déclarations relatives aux bénéficiaires effectifs et les éventuelles autorisations d’exercice. Lorsque le président ou l’associé est une société, il faut ajouter les documents d’identification et les décisions de représentation appropriés.
Le bénéficiaire effectif est en général la personne physique qui détient directement ou indirectement plus de 25 % du capital ou des droits de vote, ou qui exerce un contrôle par un autre moyen. Dans une SASU détenue directement par une personne physique, l’identification est simple. Elle devient plus technique avec une holding, des démembrements ou une chaîne de participations.
Le coût total dépend de l’annonce légale, des frais de registre, du dépositaire du capital, de la domiciliation et de l’accompagnement éventuel. À titre indicatif, les seules formalités administratives et de publicité représentent généralement quelques centaines d’euros, hors honoraires de conseil, apport en nature et frais bancaires. Les montants réglementés et les tarifs des prestataires évoluent : ils doivent être vérifiés au moment du dépôt, y compris sur le guichet unique et auprès du support d’annonces légales choisi.
Quelle fiscalité et quelle protection sociale après la création ?
La SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés. Le taux normal est de 25 %. Un taux réduit de 15 % peut s’appliquer sur une fraction de bénéfice, sous conditions de chiffre d’affaires, de libération intégrale du capital et de détention du capital ; les seuils et conditions doivent être contrôlés à la date de lecture. La société paie l’IS sur son bénéfice, puis l’associé est imposé s’il perçoit une rémunération ou des dividendes.
Une option temporaire pour l’impôt sur le revenu peut être ouverte à certaines SASU récentes répondant à des conditions strictes, notamment de taille, d’activité et de détention. Elle est limitée dans le temps et ne convient pas mécaniquement à un projet immobilier. L’option mérite une simulation : à l’IR, le résultat remonte chez l’associé même s’il reste en trésorerie dans la société.
Les dividendes versés à l’associé personne physique sont en principe soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, composé de l’impôt et des prélèvements sociaux, sauf option globale pour le barème progressif. Ils ne supportent pas, en principe, les cotisations sociales du président de SASU. Cette règle ne signifie pas que le dividende est toujours préférable à un salaire : le salaire est déductible du résultat sous conditions et ouvre des droits sociaux, tandis que le dividende est distribué sur un bénéfice déjà soumis à l’IS.
Il faut aussi choisir et déclarer le régime de TVA pertinent, établir une comptabilité commerciale, déposer les comptes annuels et tenir les décisions de l’associé unique. Une activité immobilière peut cumuler opérations taxées, opérations exonérées et mécanismes particuliers de TVA ; l’accompagnement d’un expert-comptable ou d’un avocat fiscaliste est particulièrement utile avant la première acquisition.
La bonne structure n’est pas celle qui réduit une charge la première année, mais celle dont les règles de financement, d’exploitation et de revente restent cohérentes jusqu’à la sortie du projet.
Comment sécuriser votre SASU avant le premier investissement ?
L’immatriculation n’est que le début. Avant d’acheter, de louer ou de rénover, établissez un prévisionnel réaliste : prix d’acquisition, frais de notaire, travaux, intérêts, assurance, taxe foncière, vacance, commissions, TVA éventuelle et coût de sortie. Pour une activité d’achat-revente, le besoin de trésorerie doit aussi couvrir les retards de travaux et le décalage entre les décaissements et la revente.
Les banques demandent fréquemment une caution personnelle du dirigeant, surtout pour une société nouvellement créée et sans historique. La responsabilité limitée ne dispense donc pas d’analyser l’exposition personnelle. Comparez les garanties demandées, les conditions de mainlevée, le coût global du crédit et l’adéquation entre la durée d’emprunt et la stratégie de détention.
Enfin, séparez strictement les flux personnels et professionnels : compte dédié à la société, factures au nom de la SASU, conventions écrites lorsque l’associé avance des fonds, et suivi des comptes courants d’associé. Cette discipline facilite le financement, la comptabilité et la preuve de la réalité des opérations.
Questions fréquentes sur la création d’une SASU dans les Hauts-de-Seine
Combien coûte la création d’une SASU dans les Hauts-de-Seine ?
Puis-je créer une SASU avec 1 € de capital ?
Dois-je obligatoirement avoir une adresse professionnelle dans le 92 ?
Une SASU est-elle adaptée pour acheter un appartement et le louer ?
Faut-il passer par un avocat ou un expert-comptable pour créer une SASU ?
Quel est le délai pour recevoir le Kbis d’une SASU ?
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